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  Crise du secteur textile : « Les patrons font tout pour éviter les licenciements »

     
www.le-sentier-paris.com- 04/03/2009
     


La dentelle souffre. Un cap difficile est à passer .






Les nouvelles ne sont toujours pas bonnes du côté des entreprises de dentelle et de broderie. Annonce de licenciements économiques, menaces de dépôt de bilan... Une crise dure, et qui devrait durer. D'où des salariés inquiets. Tout comme le patronat du reste. Des patrons par ailleurs lassés d'être montrés du doigt. Explications:

«  Les patrons font tout pour éviter les licenciements . » Catégorique Édith Méry, responsable administratrif de la société éponyme, et présidente de l'association des Dentelles Leavers. Lassée de fait d'entendre les patrons du secteur être dénigrés. «  J'entendais à la radio ce matin que les patrons profitent de la crise pour licencier. J'ai rigolé. Mais c'est un rire amer ... Une entreprise est faite pour vivre et assurer du travail à ses salariés . » Édith Méry de sourire aussi à la lecture dans nos colonnes des interrogations de salariés du secteur sur l'utilisation faite des aides financières annoncées par la chambre de commerces et d'industrie : «  Les patrons s'interrogent, eux, sur la destination des sommes qui sont annoncées comme leur ayant été distribuées.  »

Mais Édith Méry de l'assurer : le licenciement économique, c'est le dernier recours. C'est pourquoi elle vient de proposer à ses salariés de passer de 39 h payées 39 (avec 4 heures supplémentaires) à 35 h payées 35. Avec un impact évident sur les salaires. « Mais cela me permet de ne licencier personne (NDLR : le corollaire à un refus). Un salarié m'a interrogé et m'a demandé si je pouvais garantir que dans trois mois, je ne licencierais personne. J'ai répondu non. Car je ne peux pas le garantir. Et je préfère avoir un discours franc. C'est mon discours. Celui des patrons. Qui n'est pas toujours apprécié. Mais c'est un discours honnête. » Qui, l'assure-t-elle également, lui permet « de regarder chacun de (s) es salariés dans les yeux. Et je peux me regarder dans une glace sans rougir. » « Car on ne reste pas sans rien faire. »

Édith Méry d'expliquer ainsi que son association a écrit au président de la République et au ministère du Travail, non pas simplement pour tirer la sonnette d'alarme mais pour proposer des solutions. Telle celle-ci : lorsqu'une entreprise licencie pour motif économique, c'est qu'elle est en difficulté financière, or les licenciements vont représenter un coût (primes, indemnités...) qui va fragiliser encore plus l'entreprise, d'où la proposition que ce coût soit pris en charge par les AGS (qui interviennent pour le paiement des salaires quand une entreprise est en redressement) sous forme de prêt, l'entreprise s'engageant à le rembourser. Ou cette autre : inventer un nouveau statut qui permettrait aux entreprises en période de crise de se passer des services de salariés, sans pour autant les licencier, mais tout en permettant à ceux-ci d'être dédommagés par l'ASSEDIC. « Et dès que l'activité est de retour, ces salariés reprennent le travail . »


Édith Méry d'expliquer ainsi que son association a écrit au président de la République et au ministère du Travail, non pas simplement pour tirer la sonnette d'alarme mais pour proposer des solutions. Telle celle-ci : lorsqu'une entreprise licencie pour motif économique, c'est qu'elle est en difficulté financière, or les licenciements vont représenter un coût (primes, indemnités...) qui va fragiliser encore plus l'entreprise, d'où la proposition que ce coût soit pris en charge par les AGS (qui interviennent pour le paiement des salaires quand une entreprise est en redressement) sous forme de prêt, l'entreprise s'engageant à le rembourser. Ou cette autre : inventer un nouveau statut qui permettrait aux entreprises en période de crise de se passer des services de salariés, sans pour autant les licencier, mais tout en permettant à ceux-ci d'être dédommagés par l'ASSEDIC. « Et dès que l'activité est de retour, ces salariés reprennent le travail . »


Mais des courriers et des propositions qui pour le moment n'ont pas obtenu de réponses. « C'est le problème : on n'est pas écoutés. » On, ce sont les dentelliers, tous les dentelliers « de Caudry à Calais, car on est tous solidaire. Pour faire vivre nos entreprises. Et défendre nos salariés. Car le savoir-faire, qui le détient ? Ce sont eux. »