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  Madagascar : L'ambassadeur des Etats-Unis prévient que la Grande île pourrait ne plus bénéficier des dispositions de l'AGOA

      lexpress.mu - 05/07/09

Niels Marquardt, ambassadeur américain à Madagascar prévient que les Etats-Unis pourraient priver la Grande île des facilités obtenues sous l'African Growth and Opportunity Act

L'ambassadeur des États-Unis, demande au gouvernement de la transition de ne pas poursuivre son entêtement à organiser le scrutin en 2010. Il a évoqué es éventuelles conséquences d'une telle attitude " Les aides seront suspendues, le peuple souffrira davantage ", a rappelé le diplomate.

Pour illustrer ses propos, il parle de l'African growth and opportunity act (AGOA), disposition légale américaine qui favorise le secteur textile malgache. " Une centaine de milliers d'emplois dépendent de l'AGOA. Si on n'arrive pas à se mettre en marche vers la constitutionnalité, Madagascar risque, compte tenu de nos critères, de se trouver écarté de ces dispositions ", a lancé Niels Marquardt.


Le diplomate a tenu ces propos sur les ondes d'une radio privée. Il réclame la révision du calendrier électoral et la venue à Madagascare d'experts en matière d'élections.


" Je pense que la première chose à faire, c'est de faire venir des experts qui peuvent décider de façon neutre où en est la préparation, comment sont les listes électorales et les cartes électorales ", déclare Niels Marquardt , l'ambassadeur des Etats-Unis à Madagascar.


Le diplomate américain insiste sur la reconsidération du calendrier électoral établi lors des Assises nationales du mois d'avril. Il revient à la charge pour évoquer la possibilité des présidentielles avant la fin de l'année, au lieu d'un scrutin en octobre 2010. Tout cela, à la veille des Assises régionales et de la venue des membres du Groupe de contact international, regroupant des représentants de la communauté internationale.


Niels Marquardt égratigne le gouvernement de transition, qui avait soulevé des obstacles matériels à l'organisation du scrutin avant décembre 2009. " La Haute autorité de la transition (HAT) a raccourci le calendrier (de la transition) mais sur la base de quel avis technique ? On ne sait pas. Il faut écouter les experts. Madagascar est une île. Vous avez vos propres expériences, mais il faut profiter des expériences des gens qui ont organisé des élections au moins aussi difficiles ", soutient le diplomate dont le pays ne reconnaît pas la légitimité du gouvernement de la HAT.


Niels Marquardt " conseille " en même temps l'adoption d'un " processus consensuel " pour établir le calendrier électoral. " Le calendrier fixé, lors des Assises nationales, a été établi de façon unilatérale. La première chose que le Groupe de contact international veut faire, c'est établir un calendrier qui soit consensuel ", a-t-il ajouté.


Mais il n'oublie pas, pour autant, de donner son opinion sur la date des élections présidentielles. " Je pense qu'avant la fin de l'année, c'est faisable ", conclut-il.


Mais le choix de tenir les présidentielles avant la fin de l'année risque de bouleverser la feuille de route établie. Cela impliquerait l'inversion du calendrier électoral. Les Assises nationales avaient prévu plusieurs élections dont les législatives et les régionales, avant les présidentielles.


Le projet validé par les Assises nationales empêcherait le prochain chef de l'État de biaiser les autres consultations populaires en sa faveur.


En tout cas, la campagne américaine sur le dossier semble avoir déjà porté ses fruits. Ablassé Ouedraogo, émissaire onusien à Madagascar a fait part à Ny Hasina Andriamanjato, ministre des Affaires étrangères, du " souhait " de la communauté internationale de voir Madagascar organiser le scrutin présidentiel avant la fin de l'année.


Interrogé sur le sujet, le Premier ministre Monja Roindefo se montre pourtant inflexible. Le chef du gouvernement affirme "ne pas être contre la venue d'experts " tout en rappelant que " nous en avons aussi à Madagascar ". Il a également rappelé " la nécessité d'assainir une fois pour toutes le processus électoral afin d'éviter le retour cyclique des problèmes liés aux consultations populaires ".