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  Tourisme : Les grands hôtels d’attaque pour le Salon touristique à Paris

      L'Express (Maurice) - 15 septembre 2008

C'est demain que s'ouvre la 30e édition du Top Resa. Les représentants des grands hôtels et la MTPA quittent le pays aujourd'hui. Leur mission : vanter les nouveaux produits de leur établissement et du pays, en général.

Rien de tel que les réseaux pour faire des affaires. De nombreux acteurs du secteur touristique s'envolent aujourd'hui pour participer à l'un des principaux Salons annuels du secteur touristique : le Top Resa. Cette année, alors que la performance du tourisme mauricien s'avère, jusqu'ici tiède, les opérateurs espèrent notamment qu'un tel événement permettra de donner un élan supplémentaire à l'industrie. C'est aussi l'occasion de faire valoir les nouveautés ou de pousser au-devant de la scène certains produits ou services. Les grands groupes hôteliers dont Naïade, Sun Resorts, Beachcomber et Constance sont régulièrement présents à ce Salon destiné aux professionnels de l'industrie touristique.

Clyde Vacher, directeur de la communication chez Sun Resorts fait ressortir qu'au «niveau de notre groupe, on va beaucoup mettre l'accent sur la nouvelle identité du Kanuhura et sur le Sugar Beach». Fraîchement rénové, le Sugar Beach a rouvert ses portes le mois dernier. Le Kanuhura, situé aux Maldives a été, quant à lui, acquis depuis peu, en avril dernier. Il faisait précédemment partie de Kerzner International, groupe auquel Sun Resorts était affilié. «Nous allons profiter du Top Resa pour faire le repositionnement et présenter le rebranding de ces hôtels», précise Clyde Vacher.

La délégation mauricienne en compagnie de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) a pour mission de vanter la destination. En effet, les différents groupes souhaitent présenter un portfolio diversifié pour Maurice. Les concepts spa seront notamment mis à l'avant pour les honeymooners, une clientèle qui a progressivement pris de l'ampleur ces dernières années. Les opérateurs espèrent aussi rappeler les possibilités de séjours d'affaires à Maurice.

Le Top Resa reste un exercice de communication. Ce sont surtout les grands acteurs touristiques qui participent à ce Salon. Y marquer une présence comporte d'ailleurs des coûts importants et une organisation importante en amont.


Saison basse très faible

«Nous avons deux équipes qui ont travaillé pour ce Salon – celle de Paris et celle de Maurice», explique Clyde Vacher. Les petits opérateurs ne participent pas à ce Salon. C'est ce que souligne Josette Marchal Vexlard, présidente de la commission des petits et moyens hôtels de l'Association des hôteliers et restaurateurs de l'île Maurice (AHRIM). «Les petits hôtels participent à d'autres Salons qui sont plus axés sur les affaires que la création de réseaux.»

Le Top Resa, dont c'est la trentième édition, s'étalera sur quatre jours, du 16 au 19 de cette semaine. Nouveauté cette année, il se tient à Paris et non à Deauville. Ce Salon annuel représente aussi une occasion d'affirmer la présence de Maurice et des opérateurs locaux sur le marché français. Celui-ci tient toujours le haut du classement en termes de pays émetteurs quant au tourisme Maurice.

Au cours des sept premiers mois de l'année, 149 941 touristes français ont visité Maurice. Ce marché émetteur a ainsi connu une croissance d'un peu plus de 13 %. Plusieurs défis se dressent cependant sur ce marché. Parmi eux : la baisse du pouvoir d'achat.

Les organisateurs du Top Resa estiment d'ailleurs que «les hausses de carburant répétées n'ont pas épargné l'océan Indien – Maurice, Réunion et les Seychelles ont souffert». De nombreux établissements hôteliers ont connu une saison basse très faible en août et s'attendent à ce que le mois de septembre se termine sur la même note. Cette performance fait un peu l'effet d'une douche froide après celle de 2007 qui a été qualifiée par les opérateurs d'«euphorique». Entre les mois d'avril et juin, les taux de remplissage des établissements hôteliers ont été en dessous de ceux de l'année dernière pour la même période par une moyenne de 7 %.

 

Sharon SOOKNAH